Les renforcements positifs et l’amour !

i Août 30th No Comments par

Votre enfant autiste est d’abord votre enfant, et en plus, il a de l’autisme.
Et on les aime, nos petits ! Dites le, montrez le et dites le lui encore!

Insistez beaucoup sur les aspects positifs des interactions que vous avez avec votre enfant :

– Quand vous vous sentez bien avec elle, dites le.
– Quand vous êtes contents de lui, dites le
– Félicitez la dès qu’elle a accomplit quelque chose.
– Remarquez qu’il a suivi la consigne donnée (pas sortir). Si c’est très important, donnez luimême   une récompense (par exemple, un autocollant « sourire » à positionner sur le calendrier)

– Manifestez votre contentement lorsque vous avez fait un petit jeu avec elle. Appréciez ses       talents (ordinateur, puzzle, mémoire, force physique, gentillesse,?).

– Différenciez ce qu’elle est vraiment (et que vous aimez) avec le comportement qu’elle peut       avoir (et qui peut ne pas être acceptable).
– Différenciez le comportement inacceptable (crier pour attirer l’attention) avec le fait que pour   l’instant, vous n’êtes pas en état d’accepter un comportement donné (Elle touche votre bras     pour attirer votre attention, mais vous êtes trop fatiguée pour interagir).

Asperger : altération de la coordination motrice

i Mai 23rd No Comments par

Les Asperger sont fréquemment inhabiles physiquement. Ils sont rigides et ne réussissent pas très bien dans les jeux demandant des habiletés motrices.
Leurs difficultés au niveau de la motricité fine cause également des problèmes de calligraphie, un ralentissement des tâches scolaires et des difficultés à dessiner ou à écrire.

 

Les suggestions:

Référer l’enfant Asperger à un programme d’éducation physique si les problèmes de motricité sont sévères. Impliquer l’enfant dans un programme d’éducation physique individualisé (natation, patinage libre) plutôt qu’un programme sportif de compétition.
Ne pas exiger de l’enfant qu’il participe à un sport de compétition s’il a des difficultés de coordination motrice, cela pourrait engendrer de la frustration et de la tension avec les membres de l’équipe. Puisque les jeux de compétition impliquent des conventions sociales, il est difficile pour l’Asperger de les comprendre.
L’Asperger peut bénéficier d’un programme individualisé en bricolage afin d’apprendre à tracer, copier, couper du papier, trier de petits objets etc.
Lorsque vous fixez un temps limite pour effectuer un travail, assurez-vous que l’enfant possède assez de temps pour écrire et bien former ses lettres et ses chiffres. Les Asperger ont besoin de plus de temps que leurs pairs pour terminer un travail ou un examen. Laissez plus de temps à l’enfant ou dirigez-le en classe ressource avec un éducateur pour qu’il puisse vous  démontrer son potentiel et ses acquis.

Résoudre UN problème à la fois

i Oct 15th No Comments par

Ensuite, choisissez ensemble la manière de répondre au comportement indésirable :dévier l’attention, isoler dans un coin, serrer dans les bras le temps qu’il se calme. C’est vous qui connaissez votre enfant. Si la violence vous paraît la seule solution possible, consultez un spécialiste qui vous conseillera : il y a toujours une autre solution, et, à terme, la violence est néfaste pour votre enfant mais aussi pour vous et l’ensemble de la famille.
Arrangez votre environnement afin de faciliter votre vie : envoyez Minou en vacances chez Grand-Mère, mettez un verrou à la porte des toilettes, donnez à Petit Frère un coffre cadenassé où ranger ses affaires précieuses, rangez l’ordinateur dans un lieu fermé (Ce n’est pas la peine de vouloir réguler le temps d’ordinateur à un enfant fou du web si vous laissez l’ordi dans sa chambre ou dans le salon avec interdiction de l’utiliser)
Pour les problèmes que vous ne pouvez pas arranger concrètement, armez-vous de patience, vous aurez leur peau un autre jour, ils ne perdent rien pour attendre. Révisez éventuellement votre vision du monde : que votre enfant dise bonjour à tout le monde, c’est plutôt sympa. Qu’il ne reste pas à table plus d’une seconde ? il ne sera probablement pas invité à Matignon demain. Quelle est fondamentalement votre priorité ?

Si votre stratégie marche, passez au problème n°2. Si elle ne marche pas, révisez votre copie, et abordez le problème autrement.

La visualisation

i Mai 23rd No Comments par

Si vous souhaitez faire une activité avec votre enfant autiste, pensez visualisation (voir sur le site la rubrique « Sites conseillés », « Jeux adaptés » et « aide visuelle »).

De nombreuses personnes souffrant d’autisme ont beaucoup de mal à comprendre ce que vous dites : c’est difficile pour eux de différencier son et parole, de repérer plus que 2 ou 3 mots par phrases et aussi de retenir ce que vous avez dit.
Appuyez vous sur une image ou une photo ou faites un dessin ou sur un mot écrit s’il lit.
Par exemple si vous dites « pas sortir », accompagnez par un dessin de maison avec un petit bonhomme qui sort de la maison et barrez le bonhomme en rouge. Chaque fois que vous lui donnez la consigne, montrez lui le dessin.
Appuyez vous sur une séquence de dessins/photos/images. Par exemple s’il doit aller chez le médecin l’après-midi vers 14h00, présentez lui l’image du déjeuner posée sur la table, et à droite celle du médecin (puis éventuellement celle du retour à la maison). Verbalisez : D’abord tu manges (doigt sur l’image correspondante), puis tu vas chez le médecin (id).
S’il va passer le week-end chez sa tante, préparez par exemple un « mini calendrier » avec des dessins de lit avec la lune et les étoiles pour chaque nuit passée hors de la maison. La photo ou le dessin d’une maison lui permettra de comprendre qu’au bout de 2 nuits, il rentre à la maison.
Concrétisez la tâche : s’il doit essuyer les comptoirs de la cuisine, dispersez dessus quelque chose que l’on voit pour qu’il passe l’éponge partout : sucre, miettes ; s’il doit ramasser les feuilles mortes, délimitez le périmètre à ratisser par le tuyau d’arrosage.
De même pour une tache complexe , vous pourrez la séquencer en plusieurs images.
Par exemple pour apprendre à se laver les mains, détailler toutes les actions en images (que vous ferez suivre à votre enfant ) ce qui ne vous empêchera pas de guider physiquement votre enfant s’il en a besoin (l’aider à ouvrir le robinet, à régler la température de l’ eau ……)
Visualisez le temps que prend la tâche qu’il doit faire. Gardez en tête que des crises arriveront si l’enfant doit faire un effort et qu’il ne sait pas quand l’effort doit s’arrêter. Ce qui est visuel est concret. Si vous lui demandez de travailler la prononciation avec vous, par exemple, faites une liste des mots à répéter. Barrez chaque fois qu’un mot est dit. Il verra que le travail avance et qu’il a une fin. Attention ! Ne cédez pas à la tentation de rajouter un ou quelques mots si la séance s’est bien passée. Votre liste ne sera plus crédible.
Si vous voulez par exemple travailler ½ heure le soir en rentrant de classe avec lui, préparez (comme dans la méthode TEACCH) 5 ou 6 petites tâches à l’avance. Par exemple : des formes à découper, un coloriage, un collage. Disposez chacun de ces exercices dans des paniers, ou bien sur des assiettes. Que la fin du travail soit une récompense (bonbon, carte TV, carte « partie de ballon », carte « séance câlins », )
S’il n’est pas possible de visualiser, utilisez un minuteur (timer) : « quand le minuteur sonne, tu peux regarder la télé ». Attention ! Respectez votre parole : dès que ça sonne, laissez le regarder la télé.

Etablissement de routines de vie

i Oct 15th No Comments par

Vous pouvez préparer une plaque de carton format A4, que l’enfant peut donc transporter avec lui, sur lequel vous fixez avec de la patafix des petites images relatant la soirée en carton aussi. L’enfant enlève l’image et la fixe au dos du carton quand l’action est finie.
Il faut malheureusement investir du temps et du travail pour que la routine soit comprise. Mais vous gagnerez à terme du calme à la maison, plus de temps libre car le jeune deviendra de plus en plus indépendant de votre intervention. Il pourra faire son puzzle seul, mettre la table sans que vous soyez sur son dos.

Faire la distinction entre besoin et envie

i Mai 23rd No Comments par

L’enfant a des troubles de comportement

Première chose : vérifiez que vous avez mis en place les outils de structuration de l’environnement, et du temps. Mettez en place une communication qui s’appuie sur le visuel.

Relisez les fiches sur « comment gérer un enfant autiste ». Si l’enfant a des troubles dans un environnement adapté à ses difficultés, et que les troubles persistent : sachez différencier besoin et envie. C’est simple : lorsque vous contrariez le comportement (en mettant les limites habituelles), si c’est un besoin, le comportement empire, si c’est une envie, il disparaît. Comment réagir ?· Il s’agit d’une envie :- vous posez la règle, ou bien l’explication. Le jeune doit savoir pourquoi telle ou telle chose lui est interdite.- vous proposez une alternative. Il ne s’agit pas de dire non, et d’attendre une obéissance aveugle. Vous devez donner l’équivalent de son comportement, mais en acceptable.

Par exemple, Jojo se masturbe en classe : votre réponse est un cadrage traditionnel. Vous dites : « Non, pas ici. Tu vas aux toilettes» ou « Non, pas au collège. ça se fait dans ta chambre, à la maison ». Même si au début l’opposition est forte, peu à peu, il acceptera l’alternative d’aller dans sa chambre quand nécessaire : c’est une envie.

Il s’agit d’un besoin : accompagnez-le dans ses besoins : – dédramatisez la situation – comprenez que s’il fait cela, c’est un moyen qu’il a trouvé pour gérer une situation intenable pour lui.- dites lui alors qu’il a un problème, que ce qu’il fait lui permet de résoudre le problème pour l’instant, et que c’est bien. Vous verrez probablement déjà un apaisement se produire.- dites lui que vous et lui allez réfléchir pour qu’il se sente mieux.- il y a des chances pour que ceci améliore déjà sensiblement en quelques jours la situation : il est entendu, il n’a plus de défenses à mettre en place, il peut concentrer ses ressources sur le problème qu’il doit résoudre. Par exemple, après avoir essayé plusieurs jours de faire travailler Emeline à sa table de travail, ses refus de s’asseoir se sont transformés en cris, coups de pieds ou jets de chaise. Vous pouvez lui dire « Je vois que c’est vraiment trop dur pour toi en ce moment, tu peux te mettre dans le coin repos pendant cette activité ». Si elle ne reprend pas l’activité suivante, elle a peut-être besoin de plus de repos. Vous pouvez peut-être envisager avec les parents qu’elle ne vienne que plus tard en classe, afin de dormir le matin. Il faut en tout cas discuter du problème et des solutions avec la famille, qui vous apportera un éclairage nouveau sur le problème. La résolution de ces problèmes se fait par essais, erreurs et réajustement constants.

Soyez absolument fiable.

i Oct 15th No Comments par

S’adresser verbalement à la personne avec autisme

i Mai 23rd No Comments par

Comment s’adresser à la personne avec autisme ?

Compte tenu des difficultés de perception auditive et d’intégration de l’information, on peut prendre un certain nombre d’habitudes qui vont faciliter la communication avec le jeune autiste :
Se positionner en face ; appeler le jeune par son nom. Puis attendre un peu avant de lui parler, qu’il ou elle vous prête attention.
Utiliser des phrases sans fioriture : ne pas dire « bon, et bien ça va être l’heure d’aller à la cantine » mais « c’est l’heure de la cantine ».
Utiliser des phrases courtes : éviter les compléments, à moins qu’ils ne soient indispensables. Dire « prends ton cahier » au lieu de « va chercher ton cahier dans ton sac à dos ».
Utiliser toujours les mêmes mots pour le même objet ou le même concept, par exemple ne pas dire « mets tes chaussures », et le lendemain, «  mets tes baskets », et encore un autre jour, « mets tes tennis ».
Faire un temps de pause entre les phrases (cf délai entre l’information et sa perception effective) : imaginez-vous en Angleterre ou en Allemagne et imaginez de quelle manière vous souhaiteriez que l’on s’adresse à vous.
Parler un plus lentement que la normale et bien articuler.
Utiliser des informations concrètes : ne pas dire « on part bientôt », mais, « on part quand la grande aiguille est sur le 12 ».
Utiliser les phrases au présent. Eviter de dire « demain, on va à la piscine » si le jeune ne comprend pas le mot « demain » : cela générera une crise difficile à gérer, car il se préparera à aller tout de suite à la piscine. Appuyez-vous sur une visualisation du temps pour dire cette phrase.
Pareil pour le passé : souvent les formes grammaticales du passé ou du futur ne sont pas comprises et l’enfant prend l’information pour du présent ; et à l’affirmatif : Souvent, le jeune avec autisme ne perçoit pas dans le flot de mots qui lui arrive les termes négatifs « ne pas ». Ne pas dire « tu ne vas pas dehors » mais dire « reste à l’intérieur ». Ne pas dire « tu ne touches pas la colle » mais dire « tu mets tes mains sur la table » ou « tu prends ton stylo ».

Faut-il forcer mon enfant ?

i Oct 15th No Comments par

 

A vous d’être attentif. Par exemple : votre enfant ne reste pas à table. Vous voulez qu’il passe le repas en famille : imposez-lui d’abord de rester à table le temps de compter jusqu’à 10 et laissez le partir. Après quelques minutes, demandez de revenir 10 secondes. Vous faites cela pendant quelques repas. Quand il n’y a plus de problèmes, augmenter le temps où il reste à table : il faut que votre enfant comprenne combien de temps il doit rester : Utilisez un minuteur, par exemple  le temps de manger 5 bouchées. Félicitez le chaleureusement à chaque étape, et petit à petit, il restera à table avec vous de plus en plus longtemps.

Le sport bénéfique pour les autistes

i Fév 24th No Comments par

Intérêts et pistes thérapeutiques.

 

Quel est l’intérêt des activités physiques et sportives pour le bien-être des personnes avec autisme ?

Ce sujet est à première vue important. Cependant, il est traité de manière relativement marginale dans les publications nationales et internationales sur l’autisme (Kern et al, 1982,1984, Watters et Watters, 1980, Boursier, 1996, Celiberti et al, 1997, Therme, 1992, Barthelemy et al, 2004). Pour situer le problème dans un cadre plus large, celui du handicap en général et des handicap mentaux en particulier, on peut rejoindre les analyses de Therme (1992) et de Eberhard (1999) pour distinguer quatre niveaux où les activités physiques et sportives peuvent être bénéfiques.

Un premier niveau est celui de la forme physique de la personne sur laquelle l’activité physique et sportive exerce son effet. L’exercice permet d’améliorer l’endurance et l’état général de l’individu notamment sur le plan de ses capacités cardio-vasculaires. C’est particulièrement important pour les adultes handicapés sédentaires, dont l’inactivité peut entraîner une détérioration de leur état. Subsidiairement, l’activité physique intense peut aussi réduire l’occurrence de comportements stéréotypés qui gênent l’adaptation de l’individu à son environnement.

Un second niveau est celui de l’apprentissage de fonctions sensori-motrices et cognitives, qui, du fait du handicap, n’a pu atteindre un niveau satisfaisant. On peut citer comme exemple la connaissance et la maîtrise des propriétés biomécaniques du corps (poids et inertie des segments), le traitement de l’information sensorielle, qu’elle soit proprioceptive (issue du corps) ou extéroceptive (visuelle, auditive), la construction de représentations du corps (schéma corporel), de l’espace extérieur et leurs interactions, elle permet aussi de construire des schémas d’action dirigées vers un but extérieur de nature spatiale (saisir un objet), d’organiser les séquence d’actions (c’est le cas de nombreux sports), d’automatiser les actions, c’est-à-dire de les exécuter sans faire appel à chaque instant à l’attention consciente et au contrôle sensoriel de l’action ; ces opérations sont particulièrement « coûteuses » pour le cerveau en terme de traitement de l’information et d’attention.

Un troisième niveau est le niveau social. Il concerne la communication verbale et non verbale, les interactions entre les individus d’un groupe et le partage des émotions par l’intermédiaire de postures, de mimiques, du regard.

Enfin, un dernier niveau est de nature hédonique, celui du plaisir que procure le jeu qui accompagne le sport, et de ce fait accroît la qualité de vie. Il implique aussi une meilleure perception de soi et de ses capacités.