Faire la distinction entre besoin et envie

i Mai 23rd No Comments par

L’enfant a des troubles de comportement

Première chose : vérifiez que vous avez mis en place les outils de structuration de l’environnement, et du temps. Mettez en place une communication qui s’appuie sur le visuel.

Relisez les fiches sur « comment gérer un enfant autiste ». Si l’enfant a des troubles dans un environnement adapté à ses difficultés, et que les troubles persistent : sachez différencier besoin et envie. C’est simple : lorsque vous contrariez le comportement (en mettant les limites habituelles), si c’est un besoin, le comportement empire, si c’est une envie, il disparaît. Comment réagir ?· Il s’agit d’une envie :- vous posez la règle, ou bien l’explication. Le jeune doit savoir pourquoi telle ou telle chose lui est interdite.- vous proposez une alternative. Il ne s’agit pas de dire non, et d’attendre une obéissance aveugle. Vous devez donner l’équivalent de son comportement, mais en acceptable.

Par exemple, Jojo se masturbe en classe : votre réponse est un cadrage traditionnel. Vous dites : « Non, pas ici. Tu vas aux toilettes» ou « Non, pas au collège. ça se fait dans ta chambre, à la maison ». Même si au début l’opposition est forte, peu à peu, il acceptera l’alternative d’aller dans sa chambre quand nécessaire : c’est une envie.

Il s’agit d’un besoin : accompagnez-le dans ses besoins : – dédramatisez la situation – comprenez que s’il fait cela, c’est un moyen qu’il a trouvé pour gérer une situation intenable pour lui.- dites lui alors qu’il a un problème, que ce qu’il fait lui permet de résoudre le problème pour l’instant, et que c’est bien. Vous verrez probablement déjà un apaisement se produire.- dites lui que vous et lui allez réfléchir pour qu’il se sente mieux.- il y a des chances pour que ceci améliore déjà sensiblement en quelques jours la situation : il est entendu, il n’a plus de défenses à mettre en place, il peut concentrer ses ressources sur le problème qu’il doit résoudre. Par exemple, après avoir essayé plusieurs jours de faire travailler Emeline à sa table de travail, ses refus de s’asseoir se sont transformés en cris, coups de pieds ou jets de chaise. Vous pouvez lui dire « Je vois que c’est vraiment trop dur pour toi en ce moment, tu peux te mettre dans le coin repos pendant cette activité ». Si elle ne reprend pas l’activité suivante, elle a peut-être besoin de plus de repos. Vous pouvez peut-être envisager avec les parents qu’elle ne vienne que plus tard en classe, afin de dormir le matin. Il faut en tout cas discuter du problème et des solutions avec la famille, qui vous apportera un éclairage nouveau sur le problème. La résolution de ces problèmes se fait par essais, erreurs et réajustement constants.

Soyez absolument fiable.

i Oct 15th No Comments par

S’adresser verbalement à la personne avec autisme

i Mai 23rd No Comments par

Comment s’adresser à la personne avec autisme ?

Compte tenu des difficultés de perception auditive et d’intégration de l’information, on peut prendre un certain nombre d’habitudes qui vont faciliter la communication avec le jeune autiste :
Se positionner en face ; appeler le jeune par son nom. Puis attendre un peu avant de lui parler, qu’il ou elle vous prête attention.
Utiliser des phrases sans fioriture : ne pas dire « bon, et bien ça va être l’heure d’aller à la cantine » mais « c’est l’heure de la cantine ».
Utiliser des phrases courtes : éviter les compléments, à moins qu’ils ne soient indispensables. Dire « prends ton cahier » au lieu de « va chercher ton cahier dans ton sac à dos ».
Utiliser toujours les mêmes mots pour le même objet ou le même concept, par exemple ne pas dire « mets tes chaussures », et le lendemain, «  mets tes baskets », et encore un autre jour, « mets tes tennis ».
Faire un temps de pause entre les phrases (cf délai entre l’information et sa perception effective) : imaginez-vous en Angleterre ou en Allemagne et imaginez de quelle manière vous souhaiteriez que l’on s’adresse à vous.
Parler un plus lentement que la normale et bien articuler.
Utiliser des informations concrètes : ne pas dire « on part bientôt », mais, « on part quand la grande aiguille est sur le 12 ».
Utiliser les phrases au présent. Eviter de dire « demain, on va à la piscine » si le jeune ne comprend pas le mot « demain » : cela générera une crise difficile à gérer, car il se préparera à aller tout de suite à la piscine. Appuyez-vous sur une visualisation du temps pour dire cette phrase.
Pareil pour le passé : souvent les formes grammaticales du passé ou du futur ne sont pas comprises et l’enfant prend l’information pour du présent ; et à l’affirmatif : Souvent, le jeune avec autisme ne perçoit pas dans le flot de mots qui lui arrive les termes négatifs « ne pas ». Ne pas dire « tu ne vas pas dehors » mais dire « reste à l’intérieur ». Ne pas dire « tu ne touches pas la colle » mais dire « tu mets tes mains sur la table » ou « tu prends ton stylo ».

Faut-il forcer mon enfant ?

i Oct 15th No Comments par

 

A vous d’être attentif. Par exemple : votre enfant ne reste pas à table. Vous voulez qu’il passe le repas en famille : imposez-lui d’abord de rester à table le temps de compter jusqu’à 10 et laissez le partir. Après quelques minutes, demandez de revenir 10 secondes. Vous faites cela pendant quelques repas. Quand il n’y a plus de problèmes, augmenter le temps où il reste à table : il faut que votre enfant comprenne combien de temps il doit rester : Utilisez un minuteur, par exemple  le temps de manger 5 bouchées. Félicitez le chaleureusement à chaque étape, et petit à petit, il restera à table avec vous de plus en plus longtemps.